Née en 1959.
Diplômée de l’école régionale des Beaux-Arts de Saint-Etienne en 1989.
Boursière de la Casa de Velasquez à Madrid.
Vit et travaille à Saint-Etienne.
Nombreuses expositions de peinture en France et à l’étranger
en particulier à la Galerie Jacques Lévy à Paris,
à la galerie Artenostrum à Dieulefit,
à la galerie Angle à St-Paul Trois Châteaux.
Commandes publiques et privées.
Travail dans l’atelier de gravure de René Tazé à Paris
et dans l’atelier de lithographie URDLA à Villeurbanne.
Travail de photographie à partir de 2000.
En 2005, œuvre multimédia « Pièces détachées ».
En 2006, 1 ères réalisations vidéo. |
Collections publiques :
FRAC Rhône-Alpes
Ville de Givors
Ville de Villeurbanne
Ville de Saint-Etienne
Ville de Piskowice, Pologne
Conservation de la Drôme
Œuvres de l’artiste visibles sur :
http://www.jocelyne-clemente.odexpo.com
http://www.artenostrum.com
http:// www.galeriejacqueslevy.fr
http://www.myspace.com/mulinex |
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Cette jeune artiste diplômée des Beaux-Arts de Saint-Etienne, où elle vit et travaille, boursière de la Casa Velasquez à Madrid en 1989, présente un ensemble d’œuvres sur le thème du paysage. C’est par la peinture et les possibilités plastiques qu’elle permet que Jocelyne Clémente interroge ce sujet éminemment classique.
C’est par lui aussi que la peinture, au XIXe siècle, s’est libérée des codes contraignants de l’atelier duquel l’artiste se détache en allant travailler sur le motif. Une immersion dans la lumière, qui modifie l’approche et la relation au modèle, change le geste, infléchit la palette et la touche. Jocelyne Clémente n’ignore rien de cette longue histoire et maîtrise un métier dont elle a acquis avec amour les règles. Elle peut se livrer en toute liberté, à ce face-à-face avec le paysage dont elle a exploré les secrets morphologiques et lumineux. Dans l’atelier, elle retranscrit un paysage imaginaire dont elle garde l’essence. Paysage mental auquel elle confère une plénitude visuelle, aussitôt troublée par une imperceptible douleur née de sa relation existentielle avec la nature. Sa palette en exprime les émotions à l’unisson des bleus, des verts grisés, des terres. La couleur est ici expression vitale d’une fertilité secrète. Largement brossé à l’huile sur du papier qu’elle maroufle ensuite, ce support travaille la lumière qui suggère une spatialité particulière, renforcée par le parti pris du cadrage. Il y a là des œuvres regroupées sur plusieurs années autour des plus récentes.
Des reprises d’un même motif, des variations montrant l’approche abstraite, immédiate, dans un geste presque automatique et puis le cheminement élaboré dans la matière, par touches lyriques, fusionnelles. Un regard contemporain et éternel sur le paysage.
Lydia Harambourg
Texte paru dans la Gazette de Drouot, avril 2005 |
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L’artiste diplômée des Beaux-Arts de Saint-Etienne où elle vit, travaille inlassablement sur le thème du paysage. Le sujet est éminemment classique.
Proscrit tout au long du XXème siècle par les avant-garde, le paysage n’est plus alors le support, ni le lieu d’une réflexion sur le fait pictural. A partir des années 80, les photographes le réintroduisent, ils travaillent à leur tour «sur le motif » pourrait-on dire, dans une relation de sympathie à la nature. Ils font de terribles constats. Les montagnes sont éventrées, les déserts souillés, des mers ont disparu…
Jocelyne Clémente possède la rigueur du photographe. Elle adopte un parti pris de cadrage et capture ainsi la lumière au sein de la toile.
Pourtant, dépouillés –nulle présence humaine, aucuns signes contingents- ses paysages renouvellent les apparences. A la fois familiers par les objets représentés et extraordinaires par l’étrange lumière qui les baigne, ils captent des moments fugitifs, quasi intimes. Ils suggèrent un danger, disent l’inquiétude de l’artiste devant le monde. Elle a fait sienne l’esthétique de l’espace vacant des peintres du siècle d’or aux Pays-Bas mais ce qui fait image dans son travail ne témoigne pas d’une même situation.
Le paysage qui a son histoire en peinture nous renseigne sur notre rapport au monde. C’est un sujet nécessairement pertinent. Et on s’étonne qu’en l’absence d’une approche spectaculaire des éléments qui le compose, il faille tant de courage pour le traiter en peinture aujourd’hui. Jocelyne Clémente possède le talent qui lui permet d’avoir cette audace.
Catherine Plassart. Septembre 2006.
Sur le site Art Point France |

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